Analyse des (non) luttes actuelles

L’association Table Rase organise une conférence sur les luttes contre les réformes actuelles, telles que l’ANI ou les retraites. Pourquoi, alors que ces attaques sont des plus violentes contre les travailleurs et les travailleuses, rien ou presque n’a été fait par les directions syndicales pour les contrer ? A qui profite le crime ?

Nous vous invitons à venir débattre de ces questions avec un intervenant membre du parti communiste international 

Jeudi 31 octobre 2013 à 18H00

université Lyon II Quai

Conférence visible sur :

https://www.youtube.com/watch?v=rSM555omiT8&list=PLLWi-b8aQbOxFihHB83mR6HFGR-WL1Dv-&index=5

Les oppositions communistes en URSS 1918-1927

Jeudi 7 Juin 2012, conférence-débat avec Marcel Roelandts autour du livre « Kommunist » et de la première fraction de gauche du parti bolchevick (1918)

Vendredi 8 Juin, conférence-débat avec Michel Roger sur les oppositions de gauche en URSS sur la période comprise entre 1919 et 1927

La révolution Russe d’octobre 1917 a rendu l’idée du communisme possible et concrète. Mais les développements en URSS ont également détérioré son contenu et par conséquent son image, au point d’en faire une perspective ni souhaitable, ni réalisable. Qu’est-ce qui a transformé cette perspective d’une société sans exploitation en un régime oppressif pour les travailleurs-ses ? Quelles sont les raisons de cet échec ?

Les critiques qu’ont pu faire les communistes allemands et hollandais, comme Rosa Luxemburg ou Anton Pannekoek, sur la politique intérieure et extérieure de Lénine et Trotsky, et plus tard, celles de ce même Trotsky contre la dégénérescence de l’État soviétique, sont connues. Mais, moins connues, les premières alertes sur la situation sont venues de communistes engagés dans le parti bolchevik et dans la révolution. Les tensions qui se créent autour de la politique intérieure et extérieure à mener en Russie au lendemain de la révolution, aboutissent à l’émergence d’une première fraction de gauche au sein du parti bolchevick qui se regroupe autour de la revue « Kommunist ».

Publiée pour la première fois en français (aux éditions Smolny) cette dernière et ses auteurs (Boukharine, Ossinksi, Radek, Smirnov) nous seront présentés le jeudi 7 juin par Marcel Roelandts (auteur de la préface, avec Michel Roger) ; il nous exposera les critiques qu’ils adressaient à la jeune révolution et les alternatives qu’ils proposaient. Dans la continuité, le vendredi 8 juin, Michel Roger nous parlera davantage de la période comprise entre 1919 et 1927 et des différentes oppositions qui ont existé. La période actuelle, marquée par un système capitaliste en proie à une crise sans précédent, nous oblige à continuer à tirer les leçons d’Octobre 17, afin de dépasser les obstacles à l’adhésion à l’idée et à la perspective du socialisme et du communisme face à la barbarie du système capitaliste…

L’impossible capitalisme vert, avec Daniel Tanuro

Rendez- vous le Vendredi 23 Mars 2012 à 18h30, à l’Université Lyon 2 (Campus des Quais) pour discuter de la question « Le capitalisme vert est il possible ? » et débattre en présence de Daniel Tanuro, ingénieur agronome et auteur de « L’impossible capitalisme vert » aux éditions La Découverte.

“Le capitalisme épuise les 2 seules sources de toute richesse : le travailleur et la terre” – Karl MARX.

Aujourd’hui plus personne ne peut ignorer la grave crise écologique que traverse l’ensemble de l’humanité.

Famines, pollutions, réchauffement climatique, catastrophes dites naturelles, accidents nucléaires, tous les signaux sont au rouge.

Néanmoins, ces phénomènes ne tombent pas de nulle part. Ils s’inscrivent dans la grave dégénérescence du système capitaliste. Les problématiques écologiques et environnementales sont incompréhensibles si elles ne sont pas appréhendées comme faisant partie intégrante de la crise sociale et économique actuelle.

En proposant une issue verte /propre/renouvelable à la crise qu’ils ont eux mêmes créée, les bourgeoisies et les dirigeants internationaux ne cherchent en réalité qu’à engranger de nouveaux profits, laissant à leur sort les milliards de travailleurs qui subissent quotidiennement le fossé immense qui s’est creusé entre l’être humain et son milieu naturel.

Aussi il est urgent que ceux qui veulent en finir avec l’exploitation et le système capitaliste se saisissent de ces questions.

Pour cela, nous avons invité Daniel Tanuro, ingénieur agronome et auteur de « L’impossible capitalisme vert » aux éditions La Découverte.

Avec lui, nous reviendrons au coeur des œuvres de Marx qui, loin d’être le « méchant productiviste » que nous présente souvent une écologie bien pensante, avait, notamment à travers son analyse minutieuse de l’appauvrissement des sols et son concept – extrêmement novateur pour l’époque – de gestion rationnelle et prudente des échanges entre l’être humain et son environnement, une conscience aiguë et extrêmement pertinente de l’écologie.

Il conviendra alors de comprendre pourquoi le mouvement ouvrier a bien souvent laissé de coté ces problématiques, jusqu’à parfois même sombrer dans un productivisme délirant.

Nous discuterons également de l’accroissement des forces productives et de leur comptabilité avec les limites des ressources naturelles, afin de savoir comment il est envisageable de nourrir, loger, chauffer, éduquer dans des conditions décentes quelques 7 milliards d’êtres humains !

Conférence visible sur : https://www.youtube.com/watch?v=9BJ7kYE9JmA

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Conférence-Débat L’oppression des femmes hier et aujourd’hui… Pour en finir demain !

Jeudi 16 décembre 2010 à 18h30
à l’université Lyon 2 des Quais
4 bis rue de l’université 69007 Lyon

Aujourd’hui, en France et dans le monde, les femmes sont sou­vent dans des posi­tions socia­les et économiques désa­van­ta­geu­ses vis-à-vis de l’autre moitié de l’huma­nité. Par exem­ple, en France, les femmes subis­sent davan­tage la pré­ca­rité au tra­vail et sont très sou­vent sous-payées par rap­port aux hommes. Elles sont aussi gra­ve­ment vic­ti­mes de vio­lence phy­si­que et psy­cho­lo­gi­que dans toutes les clas­ses socia­les. Sans parler du sexisme, expli­cite ou sour­nois, dont les traces per­sis­tent avec le temps, appa­rais­sant pour beau­coup comme une bana­lité, pas si grave au fond ! Nous obser­vons aussi depuis quel­ques années une cer­taine remise en cause des acquis sociaux de la lutte des femmes, comme par exem­ple la remise en cause actuelle du droit à l’avor­te­ment et le déman­tè­le­ment des plan­ning fami­liaux.

Quelles sont les causes de cette subor­di­na­tion ? Nous détour­nant des causes « natu­rel­les » de cette domi­na­tion, il nous semble plus per­ti­nent de les cher­cher dans les condi­tions de vie maté­riel­les des indi­vi­dus. Alors, le capi­ta­lisme et l’appa­ri­tion de la pro­priété privée sont-ils res­pon­sa­bles de cet état de fait ? Ou en a-t-il tou­jours été ainsi, de tous temps et en tou lieux, dans des socié­tés pré-capi­ta­lis­tes ? Autrement dit, trouve-t-on dans l’espace et dans l’Histoire, des socié­tés dans les­quel­les les femmes auraient eu une posi­tion domi­nante au coeur de socié­tés matriar­ca­les ? Ou, mieux encore, a-t-on connais­sance de socié­tés où femmes et hommes vivent de manière égalitaire ?

Christophe Darmengeat, au regard des connais­san­ces engran­gées par l’anthro­po­lo­gie, nous ques­tionne en dis­cu­tant la thèse de Friedrich Engels dans L’Origine de la famille, de la pro­priété privée et de l’État, et des théo­ri­cien-ne-s fémi­nis­tes qui ont appuyé, coute que coute, ses conclu­sions défen­dant l’idée que l’appa­ri­tion de la domi­na­tion mas­cu­line est liée à l’ins­tau­ra­tion de la pro­priété privée.

En plus de nous livrer un savoir extrê­me­ment riche sur la très grande variété des orga­ni­sa­tions socia­les et de nous donner des armes théo­ri­ques pour appré­hen­der d’une manière en partie nou­velle les luttes de libé­ra­tion de la femme et de l’huma­nité, Christophe Darmengeat nous rap­pelle, s’il le fal­lait, que le marxisme est davan­tage une méthode pour com­pren­dre et agir sur le monde qu’un dogme figé.

Table Rase (Association marxiste d’échanges et de débats)

asso.tablerase@gmail.com