Débat sur la lutte des classes en Grèce

La lutte des classes et l’État en Grèce.

Présentation-débat avec un camarade d’Athènes le samedi 11 avril 2015 à 16H00 à la MJC jean Macé (Lyon 7ème).
Un compagnon de la revue S.I.C. (revue internationale pour la communisation) viendra d’Athènes pour débattre avec nous de la situation et des luttes actuelles suite à l’élection de Syriza.

Il ne fait pas de doute que la coalition SYRIZA-ANEL, qui est au pouvoir en Grèce depuis janvier, doit être vue comme la représentation directe de la place Syntagma de mai-juin 2011, sur laquelle des centaines de milliers de personnes se retrouvaient autour de positions anti-gouvernement, anti-austérité et anti-UE (sans être anti-euro). Mais cette union n’a jamais permis de masquer une opposition fondamentale entre une partie plutôt « patriotique » et une partie plutôt « socialiste ».

En Grèce, nous assistons maintenant à la retombée brutale de la vague de luttes initiée par la révolte de décembre 2008 et parachevée par les émeutes massives du 12 février 2012, luttes dans lesquelles l’identité ouvrière et l’auto-organisation n’étaient que peu présents. Maintenant, la coalition SYRIZA-ANEL rejette la question de l’exploitation capitaliste hors de l’agenda social et politique, empêche une rencontre des prolétaires immigrés et nationaux comme celle de 2008, tout cela en affirmant l’unité nationale. L’antifascisme d’Etat s’est révélé être un outil essentiel dans cette dynamique.

SYRIZA est donc l’expression politique de la précédente vague de luttes, c’est-à-dire en un sens son intégration à l’État ou son étatification , et non pas son élimination ou sa défaite. Du point de vue de cette politisation directe des luttes, la situation grecque peut servir à une analyse critique de la vague de luttes mondiale initiée par le mouvement des Indignés et les révoltes arabes.

Le camarade en question, Andreas, vit et travaille à Athènes où il a activement pris part aux luttes de ces dernières années. Le repli actuel des mouvements de rue au profit du parti Syriza l’a amené ainsi que ses camarades à se demander comment on peut s’organiser face à cette nouvelle formation politique, et à monter un groupe de discussion marxiste autour du thème de l’État. Cette dernière discussion se prolonge aujourd’hui au sein du projet /Sic – Revue internationale pour la Communisation/ auquel il participe.

Syrie, quelle révolution ?

En 2011, une large part de la population Syrienne se soulève contre le régime dictatorial de Bachar el Assad.

Depuis, la répression implacable du mouvement populaire par le pouvoir en place comme l’intervention des puissances régionales et internationales ont transformé le pays en champ de ruine. L’émergence de groupes armés islamistes sert de prétexte supplémentaire au pouvoir pour opprimer encore plus les aspirations progressistes de la population.

Pourtant, comme nous le montre la défaite de Dae’sh à Kobané, il existe bel et bien une voie progressiste, laïque et féministe qui lutte contre toutes les forces réactionnaires dans la région.

Pour en discuter nous invitons Ghayath Naisse, membre de la Gauche Révolutionnaire Syrienne, qui reviendra pour nous sur les origines du processus révolutionnaire en Syrie et les différentes forces en présences.

Il nous exposera l’activité des révolutionnaires sur place et les nécessités de construire la solidarité.

Le jeudi 5 mars 2015 à 18H00.

4 bis rue de l’université
69007 Lyon

Conférence visible sur : https://www.youtube.com/watch?v=qQRYoY_M5IA

« Migrations : quelles réalités, quelles solidarités ? »

Les migrations sont-elles une nouveauté ? Quel est leur rôle dans l'économie et dans la société ? 
Réfugiés de guerre, économiques ou politiques, qui sont-ils ? Quelle est leur situation une fois arrivés 
en France ? 

Le temps d’une soirée, nous allons donner la parole aux acteurs des luttes de migrants de ces derniers mois. Sous forme de débats et de témoignages, nous analyserons collectivement les enjeux des questions de migrations et surtout nous discuterons des solidarités possibles avec les migrants sur le terrain, dans notre quartier.

Venez en débattre le 11 février 2015 à 18H30à la Bibliothèque du 7eme arrondissement à Jean Macé

Avec les témoignages de :

– Said Niroumand, réfugié politique, qui viendra nous raconter son parcours depuis son départ de l’Iran jusqu’à sa régularisation grâce à une lutte de plusieurs années pour obtenir le droit d’asile.

– Salim,  militant contre l’expulsion du campement de La Chapelle à Paris.

-Driss et Mohamed du Collectif des étudiants étrangers de Lyon et sa région.

Le revenu universel, une solution ?

Le revenu universel est dans l’air du temps. La diversité des avatars nominaux qu’il revêt -salaire à vie, allocation universelle, revenu garanti/de base/citoyen etc. – atteste de sa vigueur dans le champ intellectuel et politique. Des projets inspirés par Milton Friedman (repris en France notamment par Alternative libérale et M. Alain Madelin) à ses conceptions plus progressistes (celles de MM. André Gorz, Toni Negri ou Bernard Friot), il figure dans nombre de programmes de mouvements, réseaux, groupes, partis parlementaires comme extra-parlementaires.

Si pour les premiers libéraux, ce revenu s’inscrit dans une logique de démantèlement de la protection sociale comme clause de sauvegarde du système économique, pour les seconds, en déconnectant le revenu de l’activité productive, il prétend réduire les inégalités et éradiquer la pauvreté ; sinon constituer une première étape d’un processus révolutionnaire pour briser le joug de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Au-delà de la disjonction théorique des sphères de production et de distribution, un tel projet de libération des potentialités humaines créatrices de richesses peut-il prendre chair sans s’opposer à l’ensemble des catégories capitalistes, à la centralité de l’argent ? Dans la société mondiale où saturation des marchés et surabondance des marchandises ne riment pas avec la saturation des besoins sociaux, toujours largement insatisfaits, le revenu universel est-il une solution ?

Débat le 6 novembre 2014 à l’université Lyon 2 Quai

Avec le collectif « Tant qu’il y aura de l’argent… »   http://www.tantquil.net/

Tournée nationale de nos camarades Irakien.ne.s Yanar Mohamed et Muayad Ahmed

Muayad Ahmed est Secrétaire Général du Comité Central du Parti Communiste Ouvrier d’Irak (PCOI) et acteur de l’insurrection au Kurdistan Irakien en 1991.Yanar Mohamed est la Présidente de l’Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak (OLFI) et membre du Comité Central du PCO d’Irak . Ensemble, ils nous parleront de la situation en Irak et au Kurdistan d’Irak et de Syrie, et de la résistance en place.

Le Mercredi  5 Novembre 2014 à Lyon– Université Lyon 2 (4bis rue de l’Université Lyon7e) – 18h 30

Le Jeudi 6 Novembre à Marseille -Salle mille babord -61 rue consolat-  19h

Le Vendredi 7  Novembre à Paris -Salle Ageca 177 rue de charonne 75011-19h

Le Samedi 8 Novembre – L’Insoumise (10 rue d’Arras) – 16h

De Kaboul à Damas, de Téhéran à Ankara, de Paris à Montréal, une vague de solidarité avec la ville de Kobané, sous le feu de Dae’sh et assiégée par l’État turc s’est levée dans les pays voisins et dans le monde entier.

Cette résistance exemplaire est venue renforcer la lutte des peuples, des travailleurs-ses, des femmes contre l’intégrisme, contre les régimes despotiques de la région et contre les grandes puissances qui prétendent combattre le terrorisme pour mieux défendre de sordides intérêts impérialistes.

Dans l’Irak et le Kurdistan d’Irak voisins, gouvernés par des pouvoirs corrompus et exsangues après dix ans d’occupation américaine et de guerre civile, la gauche révolutionnaire, le mouvement syndical et le mouvement des femmes organisent l’auto-défense collective de la population face à Dae’sh.

Voir aussi sur :http://www.neverwalkalone.info/tournee-nationale-yanar-mohammed-muayad-ahmed/
Et sur: http://www.neverwalkalone.info/vive-resistance-kobane-communique-du-patri-communiste-ouvrier-dirak/
-*1 voir sur: http://www.neverwalkalone.info/brochure-muayad-ahmed-linsurection-1991-au-kurdistan-dirak/
Interview de Yanar Muamad sur: http://www.neverwalkalone.info/interview-yanar-mohammed/
Site de l’ Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak.
http://www.owfi.info/EN/

Prolétaires de tous les pays qui lave vos chaussettes ?

Débat sur « Abolition des classes, abolition des genres » avec le Groupe de Lecture Féministe Matérialiste le jeudi 2 octobre 2014.

Qu’est ce que le genre ? Quel est le rapport entre l’exploitation des femmes et le système économique actuel ?

Quels liens entretiennent lutte des classes et lutte féministe ?
Le patriarcat est-il une forme d’oppression, de domination ou d’exploitation ? Peut-on parler de mode de production patriarcal ? Quelles sont les spécificités de l’exploitation des femmes dans le mode de production capitaliste ? Peut on lutter pour une perspective révolutionnaire sans lutter contre le patriarcat ?

Après une brève définition des notions de classes et de genre, Leïla du Groupe de Lecture Féministe Matérialiste introduira ce débat jeudi 2 octobre 2014 à 18h30 à l’université Lumière Lyon 2 quais (salle indiquée à l’entrée, 4 bis rue de l’université 69007 Lyon).

Conférence visible sur : https://www.youtube.com/watch?v=fLqv_jn6y2c&index=9&list=PLLWi-b8aQbOxFihHB83mR6HFGR-WL1Dv-

« Karl Marx à Pékin » avec Mylène Gaulard

Conférence sur l’économie de la Chine capitaliste

La crise économique se profile en Chine. Les difficultés s’y accumulent, de manière toujours plus apparente. L’espoir d’un renouveau venu d’Asie, pour un capitalisme mondial affaibli, prend fin. Au-delà de la rigidité du régime politique, ou des désastres écologiques facilement relevés par les observateurs les moins attentifs, la formidable croissance de la Chine la mène à cette crise inévitable. Et cela parce que depuis 1949, sous l’étendard d’un marxisme usurpé, le capitalisme et son cortège de contradictions s’y renforcent toujours plus. S’appuyant sur les outils théoriques élaborés par Karl Marx lui-même, ce livre est consacré à une analyse rigoureuse et critique de ce processus.

Mylène Gaulard est maître de conférences en sciences économiques à l’université Pierre Mendès France de Grenoble. Spécialisée en économie du développement, ses recherches portent plus spécifiquement sur les économies brésilienne et chinoise, qui sont les thèmes de ses articles et ouvrages antérieurs.

Université Lyon 2 (quais)

22 mai 2014 à 18H00

Conférence visible sur : https://www.youtube.com/watch?v=Qz2fJGKmyDA

 

 

Crise et perspectives révolutionnaires en Amérique du Sud : le cas de l’Argentine

Intervention de Juan Kornblihtt, membre de Razón y Revolución, le 20 février 2014 à l’université Lyon 2.

Juan Kornblihtt est docteur en Histoire, chercheur du CONICET et professeur de l’Université de Buenos Aires (UBA) en Argentine et militant du groupe Razón y Revolución . Son champ d’études est l’histoire de l’accumulation du capital et la lutte des classes en Amérique du Sud, en particulier en Argentine et au Venezuela.

À droite comme à gauche, on considère que l’Amérique Latine ne subit pas la crise mondiale. Pour les uns, c’est le succès du capitalisme qui mène les pays en développement à la convergence avec le reste du monde, pour les autres ce sont les politiques de gauche anti-néolibérales qui expliquent la croissance.

Mais ces dernières années ont montré que la crise frappe aussi ces pays, révélant les limites du développement capitaliste. La particularité de cette nouvelle crise, c’est qu’elle intervient alors que de nombreux gouvernements qui se déclarent de gauche sont parvenus au pouvoir en Amérique latine. En particulier Chavez (Vénezuela) et Evo Morales (Bolivie), mais aussi Lula au Brésil et les Kirchner en Argentine. Leurs crises montrent la crise du populisme de gauche et ouvrent la possibilité d’une vraie stratégie révolutionnaire en Amérique du Sud.

Juan Kornblihtt analysera, d’un point de vue historique, les caractères de l’accumulation de capital et de la lutte de classe en Argentine.

La mise à mort du travail : l’aliénation

Les associations Table rase et Ciné travail vous invitent à une projection du film « La mise à mort du travail : l’aliénation ». La projection sera suivie d’un débat avec le public.
La soirée traitera des nouvelles formes de management dans le monde du travail et des luttes qui les remettent en cause.
Comment les logiques de rentabilité pulvérisent les liens sociaux et humains.

Résumé du film :

En France, 3 salariés sur 4 travaillent dans les services. S’il y a une crise du travail, c’est donc de là qu’il faut l’observer.

Nous nous sommes installés dans une entreprise anodine, une entreprise comme il en existe aujourd’hui des dizaines de milliers dans le monde : Carglass. Mondialisée, standardisée, Carglass est une filiale du groupe anglais Belron présent dans plus de 30 pays du monde. Ici, deux credo : une productivité maximale et un client roi totalement satisfait. Deux notions qui, aujourd’hui, dans toutes les entreprises de services du monde, imposent la mise en place d’un management de la manipulation…

Une série documentaire de Jean-Robert Viallet.

Le 3 décembre 2013 à 18H00 à l’université Lyon II Quais