29 mars 2018 : Marx et l’écologie avec Timothée Haug

Marx et ecologie

Contrairement aux idées reçues, Karl Marx s’est penché de près sur la destruction des conditions naturelles d’existence causée par le mode de production capitaliste. Même si le terme écologie n’est pas encore utilisé dans un sens politique au moment où il écrit, l’idée d’une rupture de l’échange métabolique entre les hommes vivant en société et leur environnement naturel fournit un premier cadre théorique pour penser une crise écologique du capitalisme.

En considérant ces premières esquisses écologiques de Marx, il reste nécessaire d’interroger la pertinence de cet héritage théorique pour penser notre situation actuelle. Timothée Haug montrera que la référence à Marx peut nous servir de boussole pour nous repérer dans le champ de l’écologie politique contemporain, en critiquant d’une part l’essentialisme de l’écologie profonde et d’autre part le technicisme de l’éco-modernisme. Ces deux variantes dominantes du discours écologique éludent les rapports sociaux qui structurent notre rapport collectif à la nature. C’est là s’empêcher par avance d’envisager la résolution de la crise (des crises) écologique(s) actuelle(s) par un bouleversement de notre mode de production.

Sur cette base, il sera alors possible et nécessaire de critiquer l’idéologie réformiste aujourd’hui déployée dans la perspective d’une gestion étatique des contradictions écologiques du capitalisme.

Timothée Haug, doctorant à l’École doctorale Humanités de Strasbourg, animera cette conférence le 29 mars 2018 à 18h au Jusqu’ici, 169 grande rue de la Guillotière.

Pour en savoir plus

25/10 : Projection d’Ouvrir la voix d’Amandine Gay suivie d’un échange avec la réalisatrice

Dans le cadre de Novembre Libertaire, Table Rase invite au cinéma Opéra Amandine Gay pour présenter son dernier film : Ouvrir la voix.

Suite au documentaire un échange et un débat aura lieu avec la réalisatrice.

Ouvrir la Voix est un documentaire Afro-féministe. Il donne la parole pendant 120 minutes à celles qui sont le plus discriminées, invisibilisées. Elles abordent les violences que le système leur fait subir sur des sujets aussi divers que l’amour, le racisme, l’école ou le sexe.
Réalisé en deux ans entre la France et la Belgique, ce documentaire sort au cinéma le 11 octobre 2017.

Le film

« Ouvrir La Voix » est un documentaire sur les femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Le film est centré sur l’expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité « femme » et « noire ». Il y est notamment question des intersections de discriminations, d’art, de la pluralité de nos parcours de vies et de la nécessité de se réapproprier la narration.

Amandine Gay‘Ouvrir La Voix’ est né de mon désir d’occuper l’espace public et d’expliquer pourquoi l’effacement des discriminations subies par les femmes noires en France et en Belgique est aussi problématique que politique. (…) ‘Ouvrir La Voix’ est ma façon de célébrer l’histoire de la résistance des femmes noires qui depuis le marronnage, en passant par la créolité, le panafricanisme, la négritude et l’afroféminisme ont toujours inventés des outils leur permettant
de ne pas être réduites au silence. Ce film est pour celles qui se sont battues avant nous et un témoignage pour celles qui viendront après nous.
Amandine GAY, réalisatrice

Le cinéma Opéra se trouve au 6 Rue Joseph Serlin, 69001 Lyon, métro Hotel de ville -Louis Pradel.
Séance le 25/10/2017 à 20h, durée 120 minutes.
Prix : normal : 7 euros, réduit : 5.5 euros (+65 ans, -18 ans, étudiants, chômeurs)

Soirée de solidarité au groupe Femmes Marocaines pour l’émancipation

Femmes Marocaines pour l'émancipation

Vendredi 9 juin à l’atelier des canulars (91 rue Montesquieu, Lyon 7)

Bouffe – rencontre – projection documentaire – bar

Programme :

  • 19h : bar et restauration prix libre. Au menu : soupe marocaine, houmous, Tsatsiki, thé à la menthe.
  • 20h15 : projection de « Casa Textile » 2010: les ouvrières du textile au cœur de la crise. Casablanca, capitale industrielle du Maroc, concentre la plus importante production du textile du Maroc. A travers leurs luttes, les ouvrières et ouvriers témoignent de leurs résistances dans le contexte de crise mondiale. Réalisation Souad Guennoun
  • 21h : Présentation du groupe féministe et skype avec une des militantes

Présentation du groupe Femmes Marocaines Pour L’émancipation  :

« Notre groupe est composé de femmes de différentes générations et différentes appartenances. Certaines d’entre nous sont étudiantes, d’autres syndicalistes, chômeuses ou militantes associatives. Nous avons pour projet de développer plusieurs axes :

– production d’une revue d’information et d’analyse sur les conditions des femmes,
– élaboration d’un matériel d’éducation antisexiste
– intervention dans les mouvements sociaux et syndicaux pour que la question des discriminations touchant les femmes soit présente
– ouverture de centre d’accueil et d’écoute pour les femmes victimes de violences -défense du droit à l’avortement libre et gratuit
– reconnaissance du combat LGTB »

Co-organisé par Association Tillandsia, Collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires, Groupe Féministe Matérialiste, Super Féministes, Table Rase, Tahadi Emancipation démocratique -Maroc.

Christophe Darmangeat – rencontre autour du Profit déchiffré

Comptes rendus par un adhérent de la conférence de Christophe Darmangeat du 13/05/2017 autour du Profit Déchiffré.
Christophe Darmangeat est enseignant chercheur à Paris 7. Cette conférence a lieu dans le
cadre de son dernier livre « Le profit déchiffré » (éditions La Ville Brûle).
La conférence est filmée et sera postée sur la chaîne Youtube de Table Rase.

La conférence

Production dans la société capitaliste

La production, à la base, est un changement de qualité de matières premières (les ressources naturelles) vers un produit de meilleure qualité, par le biais d’un travail.
Dans une économie capitaliste, la production est évaluée par la génération de profit, en considérant la valeur des ressources et du produit : on n’évalue plus le changement de qualité mais le changement de quantité de valeur pour définir la production. Celle-ci est alors définie par la consommation intermédiaire (les ressources et les travailleurs) mais aussi la valeur ajoutée. Cette dernière sert à générer des salaires et des profits : comme les salaires font partie de la consommation intermédiaire car c’est une part irréductible de la production, seul le profit est un résidu de cette production.

Explications classiques sur la nature du profit :

  1. « On vend plus cher que ce qu’on achète » : oui en effet… ce n’est pas une explication mais une tautologie.
  2. « Le profit rémunère le risque pris par l’investisseur » : c’est un détournement de sens, le risque étant l’action des investisseurs sur ce qui pourrait ne pas rapporter de profits. Si un problème survient lors de la production, alors il n’y a pas de profit, mais la potentialité du problème ne génère aucune valeur.
  3. « Le profit rémunère l’abstinence, la renonciation à la consommation immédiate »: absurdité

Facteurs de production

Lorsqu’on remonte sur l’origine du capital, il est toujours dû à un travail passé.

Les facteurs de la production sont historiquement définis comme étant une terre, un capital et un travail.
Terre + Capital + Travail = Production
La théorie objective de la valeur travail revient sur ces 2 premiers facteurs. Le capital est en fait le fruit du travail passé. Lorsqu’on remonte sur l’origine du capital, il est toujours dû à un travail passé.
La terre n’est en fait pas importante dans cette équation : ce n’est qu’un support pour la production. Ce n’est pas parce que le travail a lieu sur une terre que cette terre est directement liée à la production (voir David Ricardo). Si on se place sur une terre avec un fusil pour taxer les passants, il y a transfert de valeur mais la terre n’en produit aucune en tant que telle. C’est la propriété sur la terre qui va générer une valeur pour le propriétaire.

Conclusions à tirer de la théorie objective de la valeur travail :

  1. La valeur c’est du travail
  2. Le capital ne fait que transmettre sa valeur
  3. Le travail ajouté crée de la valeur ajoutée

Pourquoi est-ce que les salaires ne captent pas le profit ?

Si les facteurs de production sont réductibles au travail seul, pourquoi est-ce que la rémunération du travail ne comprend pas les profits, la valeur résiduelle de la production ? Les salaires ne payent pas directement le travail effectué par les travailleurs, mais la capacité des travailleurs à travailler, i.e. celle de rester tel nombre d’heures activement au travail. On paye notre capacité à travailler alors qu’on travaille plus que ce dont on a besoin. Cette différence, au profit du patron, est nommée plus-value (ce qui est mauvaise traduction française).

Conclusions à tirer sur le profit :

  1. Exploitation du travail salarié : c’est l’appropriation gratuite d’une partie du travail.
  2. Exploitation sans contrainte extra-économique : la faim suffit à pousser les travailleurs à être exploités.
  3. Exploitation cachée par la forme du salaire, ou « prix du travail ».
  4. Les salaires sont régis par un rapport de forces sociales : seule la lutte des classes permet de définir les salaires : les travailleurs tentent de maintenir une rémunération la plus juste, les bourgeois tentent de la réduire au maximum.
  5. On ne peut mettre fin à cette exploitation qu’en abolissant le salariat, donc en supprimant la propriété privée des moyens de production.

Poussée à fond, cette théorie objective montre donc que le modèle d’économie capitaliste, la génération du profit, est basé sur l’exploitation des travailleurs.

La théorie subjective de la valeur

Les économistes bourgeois la rejette au profit de la théorie subjective de la valeur : si pour produire quelque chose j’ai besoin de terre, alors cette terre est utile et a donc de la valeur. De même, si mon capital à un instant T me permet de produire quelque chose, alors ce capital est utile. Le prix de chaque facteur de la production est alors en fonction de son utilité évaluée subjectivement.
La rémunération tirée de ces facteurs est alors :

  • La rente pour rémunérer la terre
  • Le profit pour rémunérer le capital
  • Le salaire pour rémunérer le travail

Conclusions tirées de la théorie subjective de la valeur :

1. Le marché paye chaque facteur de production en fonction de sa valeur, créée par son utilité.
2. L’exploitation n’existe pas : tout rémunération est juste car en fonction de l’utilité du facteur de production.
3. Le marché capitaliste libre est donc la forme d’économie la plus juste, la plus efficace, etc.

Conclusions

La théorie de la valeur est un enjeu politique. Qu’elle soit objective ou subjective est un débat entre les économistes. On notera que ces économistes ne font pas tous de la science.

Les questions

Le rôle de l’argent au sein de l’économie capitaliste

L’argent ne change rien au fond de la théorie de la valeur travail car il ne fait que représenter cette valeur qu’est le travail. Changer de système monétaire peut permettre d’agir sur certaines parties de l’économie mais pas sur le fond.

Sur la valeur de la terre

Peut-on oublier la terre comme un facteur de production alors que celle-ci peut être plus utile si par exemple elle est défrichée, travaillée, construite, comparée à une terre vierge ? Oui car toute cette valeur de la terre est toujours issue d’un travail passé, au même titre que le capital.

L’écologie au sein d’une économie capitaliste

cette économie étant particulièrement difficile à réguler et gouverner, chaque patron voyant midi à sa porte, les décisions nationales (réformes) et internationales (COP, protocole de Kyoto) sur la protection de l’environnement sont impuissantes face au patronat du monde entier. Les préoccupations écologiques sont totalement incompatibles avec une économie basée sur le profit et seule une politique anticapitaliste permettra leur résolution : « Pour être vert, faut être rouge ! » [NDR : à ce sujet, je me permet de recommander les textes de Murray Bookchin sur l’écologie sociale].

Les actions à mener contre cette économie capitaliste

Pour commencer, la collectivité doit récupérer les moyens de production en abolissant la propriété privée. Lorsque les travailleurs seront capables de mettre en commun leur production, on pourra rendre gratuit de plus en plus de choses nécessaires à la vie quotidienne, tout en faisant évoluer les mentalités sur le travail et l’économie, et de fil en aiguille parvenir au communisme (c’est une piste).

Le revenu universel

En distinguant le revenu universel et le salaire à vie, le revenu universel est une mesure inutile et soutenue par la droite, à la rigueur capable de prévenir de l’extrême pauvreté mais sans garantie des conditions de vie correcte et laissant les patrons imposer des rémunérations toujours plus basses. Le salaire à vie quant à lui est une idée trop indirecte, car il n’est possible de toute façon qu’à condition de récupérer les moyens de production, donc autant se concentrer premièrement là-dessus.

L’état du capitalisme à l’échelle mondiale

Il ne s’effondre pas mais il « étouffe dans sa graisse » et a du mal à avancer. Une illustration comparant les investissements au taux de profit sur les dernières décennies montrent que les investissements étaient auparavant très liés au taux de profit, mais que depuis les années 70 le taux de profit continue d’augmenter alors que les investissements sont en chute. (pour l’illustration, voir Michel Husson, Un pur capitalisme).

Le retour nationaliste d’une partie de la gauche

la bourgeoisie mondiale n’a pas encore choisi le protectionnisme (e.g. le MEDEF qui demande à Le Pen de bien se calmer sur la sortie de l’euro). Les discours sur la souffrance des travailleurs qui serait liés à la politique (et aux travailleurs) des pays étrangers (coucou Mélenchon) sont un poison pour la lutte sociale qui devrait unir les travailleurs du monde entier, car une révolution sociale n’aboutira qu’à l’échelle internationale.

08/04/17 – « La révolution n’est pas un diner de gala ! » avec Charles Reeve

Rencontre – débat, retour critique sur la Chine maoïste et la révolution culturelle

Le maoïsme a su séduire largement au cours des années 60 et 70. Des staliniens les plus autoritaires aux libertaires les plus autogestionnaires, en passant par les blacks panthers, ils sont nombreux à s’être revendiqués de cette forme spécifique de capitalisme d’État. Le mouvement maoïste a gagné à sa cause une frange non négligeable de la gauche grâce à sa radicalité, sa prose martiale et son esthétisme. Mais le romantisme a vite cédé la place au désenchantement face à la dure réalité des massacres et des famines qui ont ensanglanté le règne de Mao Tse Tong. L’agitation qui a secoué la france au printemps dernier suite à la loi travail a toutefois vu un retour relatif sur le devant de la scène de ce courant, y compris chez les militant-es les plus jeunes. 
Loin des caricatures qu’elles proviennent des défenseurs des « démocraties libérales » occidentales ou des adeptes du petit livre rouge – nous souhaitons repartir de l’historique de  la « révolution » chinoise, de ses fondements théoriques et pratiques et de ses implications afin de mieux comprendre la situation en Chine actuellement. 
Nous reviendrons particulièrement sur la révolution culturelle, sur son contexte et les objectifs poursuivis à l’époque par Mao. Si cette période charnière est la plus connue, c’est également la plus complexe et celle qui suscite le plus de fantasmes. Comment une telle manipulation de la classe  prolétaire et des étudiants a pu être possible ? Si elle s’est concrétisée par la « liquidation » de la vielle garde bureaucratique, qui faisait de l’ombre au « grand timonier », nous pouvons aussi supposer que des perspectives intéressantes auraient pu s’ouvrir à l’image de la Commune de Shanghai. Mais l’armée est venu sonner le glas des espoirs révolutionnaires en reprenant violemment la main sur les événements. Dans ces conditions, comment expliquer l’aveuglement d’une grande partie de l’extrême gauche mondiale au regard de la situation sur place ? Enfin, nous discuterons du rôle joué par le prestige et les conséquences de la révolution culturelle dans la répression et les restructurations qu’ont connu la Chine jusqu’à aujourd’hui
 
 Le samedi 8 avril à 17H00, en présence de Charles Reeve, auteur de nombreux ouvrages sur la Chine maoïste et actuelle, tel que China Blues – Voyage au pays de l’harmonie précaire, (éditions Verticales, 2008),  Bureaucratie céleste, bagnes et business  (L’Insomniaque, 1997), écrit avec Hsi Hsuan-Wou, Le Tigre de papier : sur le développement du capitalisme en Chine, 1949-1971.  (Spartacus, 1972)
Au local « jusqu’ici », 169 Grande rue de la Guillotière Lyon 7ème (métro Garibaldi).
 
Les mots qui font peurLe tigre de papierChina Blues

Rosa Luxemburg et le colonialisme, une approche par essence marxiste et révolutionnaire

Avec Dominique VillaysPoirré et Sabrina Lorre

De 1898 jusqu’à 1913, des premiers textes sur la guerre hispano-américaine à sa grande œuvre économique, l’Accumulation du Capital, Rosa Luxemburg a analysé avec précision les événements qui ont marqué la marche vers la guerre en les replaçant dans leur véritable contexte : l’impérialisme. Elle a aussi montré la connivencequi s’installe au sein du mouvement socialiste et qui fera des courants réformistes les meilleurs alliés du capital de la guerre impérialiste mondiale. Elle a sans relâche appelé à la conscience et à l’action et dénoncé les exactions coloniales. L’action de Rosa Luxemburg contre le colonialisme, le militarisme et la guerre est par essence … marxiste et révolutionnaire.

Pour décrypter les analyses de Rosa Luxemburg Table Rase invite Dominique VillaysPoirré, animatrice du blog de réflexion et d’information, « Comprendre avec Rosa Luxemburg« . Elle participe également au collectif de traduction des oeuvres de Rosa Luxemburg en français par Les éditions Agone et le Collectif SmolnyElle sera accompagnée de Sabrina Lorre, comédienne et metteuse en scène de la compagnie « Ensemble Romana », qui a été notamment à l’initiative de la Quinzaine Rosa Luxemburg (à Saint-Etienne).

RDV au Jusqu’Ici 169 Grande Rue de la Guillotière

le Vendredi 11 Novembre 2016 à 18h30

COP 22: LES ENJEUX SOCIAUX ET CLIMATIQUES AU MAROC

A l’occasion de la tenue de la COP22 au Maroc en novembre, nous vous proposons un débat sur les conséquences de la crise climatique au Maroc, en mettant en avant l’impact des formes de développement économiques imposées par le capitalisme dépendant. Celles-ci ont un coût social et écologique important aussi bien dans les villes que dans les campagnes ; le Maroc « utile » et le Maroc « inutile ».

Les logiques de prédation, les pressions des institutions internationales (FMI, Banque Mondiale), les intérêts des multinationales favorisent, à un rythme accéléré, des crises/catastrophes sociales et écologiques. Plusieurs exemples pourront l’illustrer : les conséquences de l’agriculture d’exportation, des politiques touristiques, de l’exploitation maritime, l’extension des industries chimiques, le problème de l’eau et des déchets etc… Même les projets dits écologiques, officiellement menés par le gouvernement et l’Etat, se révèlent être une farce.

Au-delà des constats faits, il faut noter que nombre de mobilisations existant sur le terrain écologique sont en réalité étroitement liées aux questions sociales. Il apparaît clairement que les luttes sociales et écologiques sont indissociables. Il est donc important de réfléchir aux alternatives possibles permettant une réelle émancipation.

Nous souhaitons partager ce moment de débat avec vous pour nourrir une réflexion collective très peu présente sur le terrain politique. En espérant vous y voir.

VENDREDI 21 OCTOBRE 2016 À 18H30

AU JUSQU’ICI

169 GRANDE RUE DE LA GUILLOTIÈRE

69007 LYON

Solidarité internationaliste auprès des révolutionnaires du Maroc

Alors qu’en France nous sommes plongé.e.s dans la lutte contre la Loi Travail, les conditions d’une nouvelle vague de contestation populaire commence à se profiler à nouveau au Maroc.

De nombreuses mobilisations sociales touchant toutes les couches de la population se développent contre les effets de l’austérité, la prédation et la remise en cause des rares acquis sociaux. La victoire des enseignant.es-stagiaires -auto-organisé et bénéficiant d’un fort appui populaire, après celle des médecins stagiaires- montrent qu’une lutte déterminée peut payer, même lorsqu’elles sont souvent  réprimées.

Le pouvoir en place qui a le soutien de l’Etat français agit en toute impunité pour satisfaire les intérêts des multinationales. Il y a donc la nécessité de faire converger nos luttes. Ce n’est pas un hasard si de nombreuses actions ont eu lieu au Maroc en réponse à l’appel d’une journée internationale impulsé par Nuit Debout le 15 Mai.

 

Pour contribuer à développer la solidarité internationaliste auprès des révolutionnaires du Maroc, Table Rase invite Lotfi Chawqui, militant anticapitaliste de Tahadi ( Émancipation démocratique )

le vendredi 3 juin 2016 à 18h30 au Jusqu’ici -169 grande rue de la Guillotière.

Syrie : La révolution dépossédée. Que faire contre l’impérialisme ? Rencontre avec Joseph Daher

Nous invitons Joseph Daher, militant de la Gauche Révolutionnaire Syrienne et chercheur en géopolitique, pour discuter de l’impact des interventions impérialistes en Syrie sur les combats menés par les partisans de l’égalité sociale et de la liberté politique.

Durant les dernières semaines, les agressions impérialistes en Syrie n’ont fait que s’amplifier : la ville d’Alep, bastion de la résistance de l’Armée Syrienne Libre rassemblant un ensemble de combattants opposés au régime de Bachar al Assad et aux forces islamistes d’Al Nosra, a été bombardée par l’aviation russe, tandis que d’autres villes de la frontière se sont fait pilonnées par l’artillerie turque redoutant l’autonomisation d’un Kurdistan syrien. Les premières victimes sont les civil.e.s, mais de tels assauts renforcent aussi la polarisation du conflit entre les forces loyalistes soutenant le régime de Assad et les forces contre-révolutionnaires, terroristes et réactionnaires de Daesh. En se contentant de formules confuses, comme les « groupes rebelles opposés au régime », les discours bourgeois relayés par les grands médias français font taire la voix des véritables révolutionnaires, travailleurs et travailleuses qui se battent entre ces deux feux contre l’oppression, pour une société sans classes.

Au-delà des conflits apparent qui semblent opposer les grandes puissances mondiales (OTAN, Russie, Iran, Arabie Saoudite) sur la « question syrienne », il s’agirait d’adopter une perspective transversale pour montrer en quoi l’ensemble de ces régimes capitalistes s’opposent de concert à la perspective d’une émancipation sociale. Cette question nous semble décisive dans le cadre d’un soutien internationaliste aux luttes prolétariennes contre la politique internationale des grandes puissances impérialistes, soutien qui constitue l’un des objectifs centraux de nos actions et réflexions.

Venez en discuter avec nous le Samedi 5 mars 2016 à 14 h  au Jusqu’Ici (169 grande rue de la Guillotière 69007 Lyon)